Rêve de Bien-Naître

L'hygiène naturelle infantile

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L’hygiène naturelle infantile a été découverte par Laurie Boucke au début des années 1990, grâce à une amie indienne. En Inde, les jeunes enfants ne portent pas de couches, sans pour autant faire leurs besoins sur eux. Elle en a tiré une méthode adaptée aux parents occidentaux, grâce à l’utilisation d’un lavabo, d’un pot ou des toilettes. Cette méthode n’est arrivée en France qu’en 2005, à travers le livre de Sandrine Monrocher-Zaffarano. Elle est pratiquée sur 60 % de la planète.

À la naissance, les sphincters et la barrière abdominale de bébé ne sont pas mûrs. Cependant, les bébés sont conscients dès la naissance de leurs besoins : cette méthode peut être pratiquée dès la naissance ou à n’importe quel âge, simplement plus le bébé va s’adapter aux couches, plus il aura tendance à oublier d’exprimer ses besoins — mais cela constitue un apprentissage qui peut se faire jusqu’à l’acquisition de la propreté.

Le bébé communique ses besoins par des comportements, des gestes, puis plus tard par des signes et des mots. Il peut par exemple manifester ses besoins d’élimination par des grimaces, des grognements, de l’agitation, une immobilisation soudaine ou des pleurs. Dans l’hygiène naturelle infantile, le parent est attentif aux signes et répond au bébé en lui proposant une position et un endroit adapté (accroupi, position physiologique permettant le relâchement du corps, en lui disant « pssst » pour l’aider à éliminer).

Le but n’est pas de rendre propre l’enfant, mais de répondre à son besoin d’éliminer. Il s’agit d’une façon de vivre. L’hygiène naturelle infantile ne constitue pas un apprentissage de la propreté : rien ne sert de forcer l’enfant à éliminer s’il n’en a pas besoin.

Quelques avantages de cette pratique

Le bébé ne portant pas de couche, cela évite l’érythème fessier, soulage les coliques par la position physiologique que son parent lui fait prendre, et entraîne moins de pleurs et de frustrations, car ses besoins sont comblés et il ne se souille pas. Enfin, cela représente un grand bénéfice écologique, par une réduction importante du nombre de couches utilisées (entre 3800 et 4800 en fonction de l’âge de l’acquisition de la propreté pour un enfant !).

L’enfant se sent en confiance et écouté. Il est plus libre de ses mouvements et plus à l’aise, et n’aura pas de mal à se mettre au pot plus tard. Il s’agit d’une pratique douce, car elle respecte le rythme de l’enfant.

Pour les parents, cela renforce le lien avec bébé : ils apprennent à mieux le connaître, le comprendre et communiquer avec lui. Enfin, cela représente des économies non négligeables sur l’achat de couches jetables.

Quant au matériel nécessaire, les parents peuvent se procurer des langes, des protections avec ceinture qui s’ajuste, des culottes d’apprentissage. Il est nécessaire d’adapter la tenue vestimentaire afin de réagir vite (par exemple un pantalon chinois, ou KaiDangKu). Le site « Ecopitchoun » est une réelle mine d’or en ce qui concerne le matériel pour rendre plus accessible l’hygiène naturelle infantile.